Future mosquée

Projet du centre socio-cultuel à Guyancourt

DEPUIS SA CRÉATION, L’ASSOCIATION DES MUSULMANS DE GUYANCOURT S’EST VUE OCTROYER UN LOCAL ASSOCIATIF EN GUISE DE SALLE DE PRIÈRE. AUJOURD’HUI NOUS LANÇONS LE PROJET DE CONSTRUCTION DE VOTRE FUTURE MOSQUÉE.

Dans les villes voisines de Guyancourt, nos frères et sœurs se sont battus pour obtenir leur propre lieu de culte et ils ont réussi. Pour cela, ils se sont armés de courage et de patience. Prenons exemple sur eux et inch’Allah, en ajoutant notre solidarité et notre motivation, nous obtiendrons le succès.

1 - LE LOCAL ASSOCIATIF – HISTORIQUE

La première association des musulmans de Guyancourt, l’AMG, a vu le jour en 1990. Avant cette année, les musulmans de la ville priaient pendant le ramadan dans l’ancienne salle des fêtes qui était située à côté du stade Popieluszko. Et pour les prières quotidiennes et celle du vendredi, elles avaient lieu au foyer Sonacotra. Dès lors, un local préfabriqué de 100 m² est mis à disposition par notre ville, celui-ci devenant trop étroit au bout de quelques années, la ville décide alors de l’agrandir pour une surface totale d’environ 212 m². Durant toutes ces années, l’association des musulmans de Guyancourt a ainsi démontré sa capacité à gérer correctement ce local. En 2011, elle se trouve confrontée à une énième proposition d’agrandissement du local associatif financée par le contribuable pour une somme totale de 920 000 €. Toutefois, le maire décide, fin août 2013, d’annuler les travaux (le chantier devait débuter le 22 mai 2013 puis le maire le reporta à septembre 2013 pour enfin l’annuler). Nos politiques ont toujours eu le contrôle d’une manière ou une autre sur l’AMG avec la mise à disposition de ce local. Par ailleurs, ce dernier n’étant pas référencé comme lieu de culte, l’AMG n’a jamais pu se projeter dans l’avenir et ainsi organiser, comme elle le souhaite, la vie et les pratiques des fidèles Guyancourtois. La conséquence de cette dépendance est que l’AMG est constamment en négociation avec le maire, notamment pour des prêts de salles ou autres autorisations. L’appartenance du local à la ville confère à cette dernière le « pouvoir » de choisir ses interlocuteurs, et ceci provoque différentes tensions au sein de la communauté qui ne souhaite désormais plus que l’on lui dicte sa conduite. Où est passée la séparation de la religion et de l’État ? Nos politiques n’ont jamais voulu que nous bâtissions notre propre lieu de culte. Les musulmans de la seconde et troisième génération nés en France pour leurs majorités, doivent construire un lieu de culte et ne plus être dépendants. Ils doivent donc se saisir de ce projet qui leur permettra d’accomplir un désir vieux de 30 ans : se recueillir au sein d’un lieu de culte indépendant, digne et visible par tous. Notre religion, l’Islam, est une religion de Paix, d’Amour et de Fraternité, nous devons en être fier et l’affirmer !

2 - QUAND LE PROVISOIRE DEVIENT INADAPTÉ

Le local actuel de 212 m² est devenu trop petit lors des rassemblements importants de la vie rituelle musulmane. Si étroit, que pour faire face à l’affluence du vendredi et du mois de Ramadan, la ville a mis à disposition plusieurs salles supplémentaires dans la maison de quartier Mendès France dont une, pour les femmes. Et ceci, afin d’améliorer les conditions des fidèles et ainsi palier au froid, à la pluie et aux prières faites à l’extérieur du fait du manque de place. Mais malgré cela, il n'y a toujours pas assez de place et les fidèles se retrouvent à prier en pleine rue chaque vendredi et jour de fête. Aussi, il apparaît indéniablement que ce local est désormais inapproprié aux besoins des fidèles. Pourquoi a-t-il fallu attendre trente ans avant de ne plus fréquenter des salles de prières inadaptées? Dans un premier temps, la première génération de musulmans, arrivée en France «provisoirement», a été confrontée à de nombreuses difficultés, la première étant de répondre à des besoins vitaux. Ceci explique que, malgré la volonté de prier collectivement : l’une des obligations de la pratique musulmane, le projet de création d’un lieu de culte ne fut que secondaire. Malgré tout, ils ont ouvert la voie avec leurs faibles moyens en se réunissant dans un local à vélos ou encore dans un hangar commercial ou autres. Ce qui représentait une véritable évolution étant donné le contexte de l’époque. En effet, la barrière de la langue, la difficulté à s’intégrer et à se projeter durablement en France, le « devoir » de discrétion, le manque de stabilité représentaient un ensemble d’obstacles à surmonter. Enfin, comme toute minorité, la communauté musulmane a longtemps connu des difficultés à s’organiser et à exprimer ses besoins aux autorités locales, ce qui justifie notamment ce retard à Guyancourt. La communauté s’est ensuite regroupée au fur et à mesure, ce qui a permis une cohésion que nous devons consolider pour aboutir à notre projet.

3 - PRISE DE CONSCIENCE

Le temps de « l’Islam des caves » est désormais révolu. La communauté musulmane a trop longtemps enduré des conditions de culte loin d’être idéales et souhaite aujourd’hui s’orienter vers un lieu de prières plus adapté. Les besoins des fidèles sont de plus en plus ciblés. Ces derniers expriment un droit à sortir d’un traitement exceptionnel vers un droit commun qui est celui de posséder un lieu de prière digne afin d’exercer librement son culte, comme le garantit le droit Français. En observant et en s’enrichissant des expériences de leurs coreligionnaires des villes voisines, les musulmans Guyancourtois ont ainsi pris conscience de leur retard et de l’importance de la mobilisation de tous autour d’un projet commun et fédérateur : la construction d’une Mosquée. Le futur centre se veut un lieu d’éducation et d’enseignement des valeurs de l’Islam et de la tradition de notre Prophète Mohammed, salutations et bénédictions sur lui.

4 - UN PROJET QUI S’INTÈGRE DANS LE PAYSAGE URBAIN

Aujourd’hui adultes, les deuxièmes et troisièmes générations de musulmans Français, détiennent les outils qui manquaient à leurs prédécesseurs en matière d’ingénierie, d’organisation et de communication, et s’emparent donc du projet. Ils souhaitent ainsi l’inscrire dans le paysage Guyancourtois de manière à concevoir un lieu culturel et moderne (salles de cours, bibliothèque, salle pour les femmes etc.). Le local associatif prêté par la ville n’est plus adapté aux besoins étant donné le nombre croissant de personnes qui l’utilisent (cours d’apprentissage du Coran, cours d’arabe, soutient scolaire etc.). C’est pour cela que nous devons exprimer clairement nos besoins aux acteurs municipaux afin de trouver des solutions pour que chaque citoyen Guyancourtois de confession musulmane puisse vivre sa foi et affirmer son identité confessionnelle.

5 - DE LA MOBILISATION À L’ACTION

Il appartient à tous aujourd’hui de faire en sorte de sortir notre culte de cette précarité et de cette instabilité que nos parents ont connu. Une équipe s’est ainsi constituée afin de mener à bien ce projet de construction d’un centre socio-cultuel à Guyancourt. Ce groupe de travail s’articule autour d’un objectif commun, celui d’accéder à un lieu de culte à la fois digne, décent et moderne. Cette détermination prend sa source dans notre foi et dans l’urgence de la situation. Nous sommes face à un défi d’importance majeure qui, avec le soutien de tous, permettra à notre communauté d’accéder à un lieu d’une richesse inestimable. C’est pour défendre ce projet que nous comptons sur la solidarité et la générosité du soutien indispensable de nos frères et sœurs qui partageront cet élan avec leurs familles, voisins, amis, collègues, etc. Nous avons tous l’opportunité d’apporter notre pierre à l’édifice, de quelques manières que ce soit. Dans vos invocations, priez pour qu’Allah Le Puissant Fasse que ce projet à Guyancourt se concrétise et que celui-ci apporte un changement, un progrès et une richesse islamique pour nous, nos enfants ainsi que toutes les générations suivantes. Nous comptons sur vous.

6 - ACTIONS À VENIR

- Déterminer la surface à construire puis chercher un terrain ou local à vendre ou voire la possibilité de bénéficier de baux emphytéotiques de 99 ans à loyer modéré.
- Prendre contact avec un architecte pour l’établissement des maquettes et présenter une estimation du montant des travaux.
- Présenter les maquettes aux musulmans Guyancourtois afin d’obtenir leurs avis et ressentis.
- Demander les permis de construire puis lancer le début des travaux.

7 - COMMENT FINANCER LE CENTRE SOCIO-CULTUEL

Depuis déjà plusieurs années, l’AMG récolte de l’argent essentiellement auprès des musulmans de Guyancourt. Nous allons également récolter des fonds dans toutes les Mosquées possibles, etc. Un échéancier va être mis en place afin d’atteindre nos objectifs.

8 - LES OBJECTIFS EN ATTENDANT LA CONSTRUCTION DU CENTRE

Mettre en place un imam dynamique et compétent pour présider toutes les prières, il doit être bilingue et de France si possible. Pour la prière du vendredi il devra être au courant de l’actualité et de ce qui ce passe dans la communauté afin de faire le rappel sur les sujets de tout les jours (comportement, éducation etc.)
- Réorganiser les cours d’apprentissage du Coran et d’arabe pour que chaque enfant puisse apprendre avec la pédagogie la plus adaptée et ce dans les meilleurs conditions.
- Organiser des débats d’actualité en rapport avec l’islam et interventions de frères conférenciers qui ont pour mission d’apporter leurs connaissances sur l’islam.
- Mettre en place des cours de religion pour les jeunes filles et réorganiser les cours des femmes.
- Mettre à disposition un espace fermé dédié exclusivement aux femmes, de sorte qu’elles puissent pratiquer leur culte dans les meilleures conditions et l’utiliser comme bon leur semble.
- Impliquer d’avantage les femmes sur tout ce qui peut les concerner.
- Financer ou aider au financement du frère ou de la soeur qui souhaite se former à un haut niveau aux sciences religieuses (le coran, la jurisprudence etc.) en retour ils devront enseigner et partager leurs savoirs.
- Mettre à disposition une salle et des bénévoles afin d’aider les étudiants à préparer leurs examens.
- Faire du soutien scolaire.
- Valoriser le savoir des enfants en leur proposant des sorties et activités culturelles.
- Mettre en place des journées loisirs afin d’avoir des moments de détentes (activités familles, enfants, etc.).
- Création d’un site internet AMG.
- Motiver les frères et les soeurs à faire du sport « c’est bon pour la santé ! », et si nous arrivons à construire ce centre nous lui intégrerons une salle de remise en forme.
- Faire de ce local provisoire un espace de paix où les musulmans peuvent se recueillir et échanger dans les meilleures conditions possibles afin de ne pas diviser notre communauté. Qu’elle soit forte, soudée, qu’elle puisse vivre dans l’amour et la fraternité.

Etape 1 - Choix du terrain

- Terrain privé de 1000 m2
- D’autres terrains et possibilités sont envisageables

Etape 2 - Financement

Toute aide est la bienvenue : professionnels, publics, particuliers…

Etape 3 - Début/fin des travaux

De 2 à 3 ans.